Hommage à Hélène Guy

Publiée le 

30 mai 2022

Ce jour où nous disons au revoir à Hélène, nous voulons témoigner de tout ce qu’elle nous a apporté, à nous membres A Cœur Joie.


Cette association, elle l’a toujours portée et tous les chœurs qu’elle a dirigés au cours de sa carrière y étaient affiliés.


La musique a été sa vie durant sa raison de vivre, sa joie, son souci.

De toute jeune, lorsqu’elle chantait dans le petit chœur de l’école Chevreul à Marseille jusqu’à l’école normale d’Institutrices d’Aix où elle enseignait, et au Conservatoire d’Aix où elle créa le cours de Direction de Chœur, Hélène s’est toujours occupée de chant choral, avec passion et avec un souci permanent de la perfection.


En ce qui me concerne, je l’ai connue alors qu’elle dirigeait avec un brio exceptionnel, l’ensemble  que l’on appelait à l’époque la Grande Chorale ACJ d’Aix, que certains connaissent à présent sous le nom de Cantabile.


Elle créa par la suite l’Ensemble Vocal de Provence, avec lequel nous avons eu la chance d’interpréter   tous les répertoires, de Pérotin le Grand au XIIème siècle aux contemporains comme Penderecki ,Ligeti ou Messiaen.  Et c’est avec Figure Humaine  de Francis Poulenc  qu’elle obtint la prestigieuse récompense du Prix du disque. Poulenc  fut  assurément, son compositeur préféré.

Pour ce qui est des récompenses, Hélène avait été nommée Membre d’Honneur A Cœur Joie lors d’une cérémonie de remise de distinction par Noël Minet ( A Cœur Joie Belgique), ici présent.

Ouverte à toutes les tranches d’âge, elle s’est également tournée vers les chœurs d’enfants et d’adolescents, à la direction de l’école de musique de Vaison la Romaine, pendant quelques années et elle créa à Aix  le chœur  à voix égales de jeunes filles: l’Eau Vive.

Elle réserva ses dernières années de direction en A Cœur Joie (comme elle aimait à le dire), au chœur féminin Agathe, lequel fut repris ensuite par Marie-Noëlle  Beaussac puis Michel Camatte. ( ici présents)


Parallèlement à ses activités régulières, Hélène a aussi animé de très nombreux stages,  stages de direction de chœur, semaines chantantes, ateliers de découverte,  rassemblements régionaux, nationaux ainsi qu’à l’étranger.


Dans son dernier stage en décembre 2019 à Marseille, peu avant la pandémie, elle nous faisait découvrir une œuvre majeure du chant grégorien, le Salve Regina , celui dans le ton solennel ; et je la revois encore, sans aucune note, dérouler tout un historique pour nous expliquer et nous faire chanter cette pièce.


Infatigable, ayant une foi profonde, elle a fait partie de l’équipe des animateurs liturgiques ainsi que des guides du patrimoine, au sein de cette Cathédrale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

Hélène Guy : une énergie, une exigence, au service du chant choral. Certains d’entre nous la reverront toujours, diriger les cinq mille choristes du Théâtre Antique de Vaison pendant les Choralies, avec ce chant de César Geoffray qu’elle aimait tant :

J’entends chanter la terre, de toutes ses chansons.

Elle clame la joie, de ses fleuves, de ses monts,

de ses forêts et de ses villes.

Miracle de la Vie,

Sonne, sonne encore, ô trompette

Et toi, mon âme, à l’instant, lève l’ancre !

Hardi, hardi ! Poursuis ton voyage.


Yolande Oechsner de Conink

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