Organiser un concert partagé
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Mise à jour :
10 nov. 2023
Partager un concert avec un chœur ami est toujours l’occasion de belles rencontres musicales et humaines, l’occasion de croiser des publics, d’enrichir son répertoire, sa palette artistique. Et évidemment de partager des moments de convivialité souvent aussi importants que le concert lui-même.
Un concert partagé peut recouvrir des situations très différentes : invitation d’un chœur où vous ne faites qu’une petite première partie, un concert partagé avec un temps égal, votre chœur organise tout ou bien l’organisation est répartie entre les deux chœurs….
Afin d’éviter les quiproquos, les malentendus ou le manque de communication explicite qui pourrait inutilement gâcher la fête, voici un outil qui vous permettra d’identifier et attribuer toutes les tâches liées à l’organisation d’un concert.
Bon concert !
Pour revoir le Café Choral du 9 novembre et consultez le pdf de la présentation, rendez-vous dans la partie «Documents mis à disposition»
Sommaire
Introduction
Le cadre de l’organisation de spectacle
La naissance d’un projet partagé
S’accorder au sein du chœur
S’accorder avec l’autre chœur
Les étapes pour une co-organisation apaisée
Checklist pour vous guider dans les tâches à répartir
Sources
Annexes
Les métiers d'entrepreneur du spectacle
Les contrats possibles entre le producteur et l'organisateur
Introduction
Un concert partagé est la rencontre entre deux chœurs ou plus. Il peut naître du désir commun de partager un concert ou d’une invitation. La démarche initiale peut être très différente et impliquer des contraintes différentes pour chacun : deux chœurs sur une même localité ou un chœur de passage dans la ville de l’autre par exemple.
Le cadre de l’organisation de spectacle
L’organisateur, le producteur et l’entrepreneur de spectacle
Il existe un cadre légal de l’organisation de spectacles, mais il est pensé pour les structures professionnelles. Dans le cadre courant des pratiques amateurs des chorales associatives, ces terminologies sont peu utilisées et les fonctions de producteur et d’organisateur se confondent en une seule et même personne morale : la chorale. Elle gère directement toutes les dimensions de l’organisation du spectacle. Il est néanmoins utile d’avoir ces termes en tête, vous pourrez les retrouver dans vos interactions avec des interlocuteurs (administrations, lieux, artistes,…).
Est entrepreneur de spectacles vivants toute personne qui exerce une activité d'exploitation de lieux de spectacles, de production ou de diffusion de spectacles, seul ou dans le cadre de contrats conclus avec d'autres entrepreneurs de spectacles vivants, quel que soit le mode de gestion, public ou privé, à but lucratif ou non, de ces activités. (Article L7122-2 du code du travail)
La notion d’entrepreneur du spectacle recouvre donc de nombreuses facettes. Une chorale peut être un entrepreneur du spectacle vivant occasionnel. Néanmoins, si elle organise plus de 6 spectacles sur une année, elle devra faire une demande de licence d’entrepreneur du spectacle pour être organisatrice à partir du 7e concert.
Le milieu professionnel nomme précisément les différentes parties prenantes de l’organisation d’un spectacle et les différentes formes de contractualisation. Vous retrouverez une définition plus complète en annexe.
Le producteur : celui qui conçoit, finance et coordonne tous les moyens humains, financiers, techniques et artistiques pour que l’œuvre voit le jour. Il fournit le spectacle clé en main.
Le diffuseur : il assure la présentation de l’œuvre au public, il fournit le lieu de spectacle au producteur.
Le promoteur local : il organise le spectacle pour le compte du producteur ou le met en lien avec un diffuseur local.
Celui que nous nommons communément « organisateur » correspond à plusieurs métiers d’entrepreneur du spectacle qui ont des responsabilités différentes.
Le milieu professionnel se caractérise également par une contractualisation des relations entre les parties prenantes :
Contrat de cession : contrat par lequel le producteur cède les droits d’exploitation du spectacle à un organisateur : le diffuseur. Le diffuseur rémunère le producteur pour l’organisation du spectacle mais garde la totalité des recettes.
Contrat de coréalisation : C’est le même principe que le contrat de cession à la différence que le producteur se rémunère aussi sur un pourcentage des recettes.
Contrat de coproduction : Plusieurs producteurs s’associent pour rassembler les moyens pour réaliser un spectacle. Ce n’est pas un contrat lié à la diffusion de l’œuvre contrairement aux contrats de cession ou de coréalisation.
Conclusion
Dans le cadre d’un concert partagé, suivant la situation, une chorale pourra tenir le rôle du producteur, de l’organisateur ou du promoteur local, dans une logique de coréalisation, coproduction ou prestation de service. Ces modes de contractualisation entre professionnels peuvent nous inspirer pour la formalisation de cette organisation partagée.
La naissance d’un projet partagé
Un chœur souhaite en inviter un autre, l’initiative peut venir des membres ou être à l’initiative du chef de chœur :
Une invitation à l’initiative du chœur
Nous sommes ici dans la configuration où les membres se font part mutuellement de leur envie d’initier un projet avec un autre chœur, les modalités seront à définir.
La proposition peut venir
du désir d’un ensemble de choristes de participer à un tel projet,
d’une proposition partagée pendant l’assemblée générale,
d’une envie partagée entre le chef de chœur et un groupe de choristes
d'une proposition d’un choriste de réaliser un projet avec son ancien chœur.
…
Une rencontre entre des chefs de chœur
Un projet partagé entre deux chœur peut être la conséquence d’une rencontre entre les chefs de chœur. Il y a une envie partagée entre les deux directions artistiques de monter un projet commun. Cette initiative vient donc de la direction musicale avec un objectif artistique dès la naissance du projet.
L’idée est là, l’étape suivante est de se mettre d’accord en interne puis avec le ou les chœurs partenaires sur les modalités d’organisation.
S’ACCORDER
Avant de partir directement dans l’organisation pratique du concert, prenez le temps d’échanger au sein de votre chœur et avec l’autre chœur.
S’accorder au sein du chœur
En premier lieu, soyez d’accord au sein du conseil d’administration sur ce que vous voulez et les différentes formes que vous envisagez, les différentes possibilités ou alternatives d’organisation.
Votre choix pourra être guidé par
La philosophie du projet : Voulez-vous être seul à assurer l’organisation et inviter un ou plusieurs chœurs à partager un moment musical (vous êtes alors producteur et diffuseur), ou souhaitez-vous co-organiser l’événement pour créer du lien entre vos associations (vous êtes alors dans une logique de coproduction) ?
Vos moyens financiers : Pouvez-vous assumer seul les frais d’organisation d’un concert partagé ?
Vos moyens humains : Avez-vous suffisamment de personnes impliquées pour organiser et mettre en œuvre ?
Vos moyens techniques : Avez-vous les moyens techniques pour réaliser le concert (ex : matériel etc.) ?
Une fois ces points convenus, vous pourrez aborder les grandes lignes du projet avec vos choristes afin de débloquer tout frein au sein de votre chœur et vous assurer de l’implication de tous dans ce projet.
En effet, il est nécessaire d’expliquer aux choristes les tenants et aboutissants de ce projet, sans aller dans le détail de l’organisation. Expliquez d’où vient le projet, ce qu’il peut apporter au chœur, quelle place chacun aura dedans et l’effort qui lui sera demandé.
Une fois l’adhésion du chœur remporté, vous serez au clair sur votre capacité réelle à vous investir dans ce projet.
Conservez une certaine souplesse : gardez en tête que l’autre chœur aura peut-être d’autres objectifs, et que des adaptations de votre projet pourront être nécessaire. C’est dans la rencontre qu’on peut apprendre et grandir.
Vous choisirez alors l’un des deux types d’organisation suivants :
Vous organisez seul et vous invitez un ou plusieurs chœurs
Cette organisation repose donc totalement sur votre chœur, vous êtes à la fois producteur et diffuseur du concert. La méthodologie est la plus proche de l’organisation de vos concerts habituels, à la différence que vous devrez communiquer avec les chœurs pour récupérer leurs informations :
Programme musical
Logo
Biographie du chef
Présentation du chœur.
Et vous devrez communiquer les informations d’organisation :
Date, horaires et lieu du concert
Horaires possibles de répétition sur le lieu du concert
Vous pourrez alors expliciter le partage ou non des bénéfices : vous reviennent-ils totalement ou seront-ils partagés entre les chœurs ? Êtes vous dans une logique de coréalisation ou de diffusion simple de l’autre chœur ?
Vous devez également vérifier si vous êtes dans la limite des 6 concerts organisés par l’association sans licence d’entrepreneur du spectacle. Si vous êtes au-delà de ce nombre, vous devrez demander la licence.
Vous partagez l’organisation – Vous coproduisez l’événement
Dans cette configuration, vous devrez prendre du temps pour échanger sur les différentes modalités d’organisation et la répartition des responsabilités, parmi lesquelles la licence d’entrepreneur du spectacle si vous avez déjà organisé ou prévoyez d’organiser plus de 6 concerts dans l’année.
Avec un chœur de votre zone géographique
Les chœurs impliqués ont la même capacité à agir sur le terrain et ils peuvent se répartir équitablement l’organisation. Ils n’ont peut-être pas les mêmes réseaux de lieux ni les mêmes habitudes d’organisation.
Sur le papier, il est plus facile pour les coproducteurs de se retrouver mais il ne faut pas négliger la méthodologie et notamment la communication entre les équipes organisatrices. Certaines répartitions des tâches peuvent ne pas être explicites et mener aux disfonctionnements présentés au début de ce document.
Un concert avec un chœur ailleurs
Par exemple dans le cadre d’une tournée, vous souhaitez faire un concert dans une ville que vous ne connaissez pas mais vous connaissez un chœur avec qui vous pourriez co-organiser le concert ?
Il est encore plus important de bien identifier les responsabilités de chacun car l’un des chœurs n’aura pas la possibilité d’agir sur place, l’excluant de tâches impliquant nécessairement des déplacements, du repérage ou des contacts directs.
Soyez vigilant que la répartition des responsabilités et de la charge d’organisations soit cohérente entre les chœurs : le chœur sur place sera certainement plus sollicité sur les aspects logistiques mais le chœur qui se déplace engage des frais significatifs pour le déplacement.
Vous cherchez un chœur avec qui organiser un concert ?
Contactez le pôle À Cœur Joie pour qu’il puisse vous mettre en relation avec un chœur
S’accorder avec l’autre chœur
L’organisation en tant que telle est la même que ce soit un concert partagé ou un concert seul mais vous n’avez peut-être pas la même méthode pour organiser un concert et encore moins pour le faire ensemble. Il faudra être davantage vigilant à suivre toutes les étapes pour ne rien oublier. La communication entre les équipes des chœurs impliqués est cruciale.
L’organisation d’un concert fait intervenir des dimensions :
logistiques avec les locations de lieux ou de matériel, le planning, l’éventuel pot de l’amitié, la gestion des bénévoles,
artistiques avec le programme, les chants communs éventuels,
communication avec une affiche, la diffusion de l’annonce du concert
et surtout administratives et financières avec les entrées et sorties d’argent, la contractualisation des artistes et intervenants, les déclarations…
Ce dernier point doit être défini bien en amont :
Qui gère quoi dans l’organisation du concert
Qui est responsable des flux financiers
En cas de coproduction, c’est-à-dire que les chœurs partagent des moyens (dont financiers) pour la réalisation du concert, vous conviendrez des contreparties comme le partage des bénéfices des recettes.
Reporter un projet, c'est quand même avancer
Il peut arriver qu’un projet ne puisse pas aboutir : des plannings incompatibles, des difficultés sur certaines dimensions du projet, un concert trop tôt dans une saison ou dans la vie du chœur.
Un projet annulé n’est pas un échec mais une opportunité de réaliser le projet dans de meilleurs conditions. Mieux vaut prendre son temps pour tout organiser de façon apaisée pour chacun plutôt que dans la précipitation avec des tensions ou de l’insatisfaction.
Cette décision ne doit pas laisser un goût amer ni créer de ressentiment. Cela doit être une décision commune.
Les étapes pour une co-organisation apaisée
Etape 1 : Constituer l’équipe de pilotage
Ce groupe restreint sera aux manettes de l’organisation. Souvent, il s’agit des présidents ou trésoriers de chaque association, mais il est tout à fait possible de mettre en responsabilité des membres du CA ou même des choristes extérieurs au CA.
La place des chefs de chœurs : Le chef de chœur est responsable du projet artistique et il est souvent impliqué dans toutes les dimensions du projet. Afin de lui permettre d’être pleinement disponible sur la dimension artistique, et selon son souhait, la responsabilité des autres dimensions pourra être partagée entre les membres du bureau, du conseil d’administration ou des bénévoles.
Etape 2 : Désigner un référent principal
Son rôle est d’avoir un regard panoramique sur toute l’organisation. Il veille sur le respect du retroplanning et relance les équipes le cas échéant. Il n’est cependant pas le seul responsable du projet, il n’est qu’un coordinateur. La responsabilité reste celle des dirigeants des deux associations.
Etape 3 : S’accorder sur le niveau de responsabilité entre les chœurs
Il s’agira de définir quel sera le niveau de responsabilité de chaque chœur ou quel est le statut de chacun :
Co-organisateurs (coproducteurs ou coréalisateurs) : ils partagent les dépenses et les recettes. Le partage peut être à 50/50 ou selon un autre ratio.
Chœur Invité : le chœur A organise et le chœur B est invité : Le chœur A prend en charge les dépenses et perçoit les recettes. Il assume toute l’organisation du concert.
Etape 4 : Répartir les tâches – qui s’occupe de quoi
Cette étape permet d’identifier toutes les tâches à réaliser et vérifier que chacune est prise en charge par quelqu’un.
Voir la partie « Checklist pour vous guider dans les tâches à répartir »
Etape 5 : Organiser le concert
C’est la phase opérationnelle, tout est préparé, on peut passer à l’organisation pratique de l’événement.
Etape 6 : Faîtes-vous plaisir
Enfin ……le moment important. La concrétisation de ce projet : le concert.
Profitez de ce moment, chantez et prenez du plaisir.
Etape 7 : Faire le bilan du concert
L’équipe de pilotage fera le bilan financier et répartira éventuellement le bénéfice ou le déficit selon la répartition décidée à l’étape 3.
L’équipe fera également un bilan moral de l’opération et envisagera les suites éventuelles à donner à ce projet.
Checklist pour vous guider dans les tâches à répartir
Qui organise quoi
Logistique
Trouver un lieu
acoustique
nombre de places disponibles
aspect extérieur de la salle, situation géographique
contraintes éventuelles sur le répertoire (églises)
prix
loges
Visiter
Réserver
Qui fait le lien avec le lieu ?
Ouverture et fermeture du lieu
Matériel disponible sur place > estrades, éclairages, lumières, son (micros)
Matériel à apporter
Administration et Finances
Finances
Qui organise le concert (producteur, diffuseur ou promoteur local)
Qui produit le concert ? (Coproduction ?)
Qui prend en charge les dépenses (coproduction, prestation ?)
Qui perçoit les recettes (Contrat de cession, coréalisation, coproduction ?)
Elaborer le budget prévisionnel
Règlement de la location du lieu
Règlement des impressions diverses (programmes, affiches, flyers)
Location des instruments
Rémunération des musiciens ; chefs de chœur
Achats pour le pot de fin de concert
Fond de caisse
Administration
Qui contractualise (producteur, diffuseur, promoteur local ?)
Qui fait les déclarations (producteur, diffuseur, promoteur local ?)
Convention avec le lieu
Contrats avec les artistes ou intervenants
Assurance
Déclarations sociales éventuelles (GUSO, CEA)
Déclaration SACEM et paye ?
Billetterie « classique » > réservations par téléphone ? par mail ? impression des billets
Billetterie en ligne > fournir le lien à la communication pour l’intégrer à l’affiche
Artistique
Programme artistique
Chant commun éventuel
Tenue de concert
Communication
Qui communique avec qui, quoi, et pourquoi
Création de l’affiche
Elaboration et gestion du planning de répétition
Création de l’événement Facebook,
Conception des programmes, affiches, flyers
Impressions diverses (programmes, affiches, flyers)
Création et animation de l’événement sur les réseaux sociaux
Affichage public + journal local à la Mairie
Communication de l’évenement à A Cœur Joie pour relai
Presse
Distribution des supports de communication dans les commerces, autres lieux, etc.
Photographe ou vidéaste
Discours éventuels en début de concert
Organisation
Recherche des bénévoles (vente et contrôle des billets, accueil du public, installation, rangement, organisation du pot de l’amitié, transport matériel, régie son et lumière,
Coordination des bénévoles
Organisation du pot de l’amitié après le concert
Invités > lister, envoyer les invitations
Annexe
Les métiers d’entrepreneur du spectacle
Le producteur
« Le producteur est la personne physique ou morale qui va permettre à un spectacle d’exister, d’avoir une forme et de pouvoir être diffusé. » (Profession entrepreneur de spectacle, Philippe Audubert, ed. IRMA)
Le producteur fournit le spectacle « clef en main »: il
prend les risques financiers et s’assure du montage financier
assume la qualité d’employeur des artistes et techniciens
fait les demandes d’autorisation nécessaires pour la diffusion de l’œuvre
Le diffuseur
Le diffuseur est la personne morale ou physique qui a la responsabilité dans le cadre d’un contrat, de l’accueil du public, de la billetterie et de la sécurité du spectacle. (Profession entrepreneur de spectacle, Philippe Audubert, ed. IRMA)
Il est l’organisateur.
À ce titre, il est responsable du lieu, de la billetterie et de l’accueil du public, mais aussi de la promotion de l’événement.
il est l’exploitant permanent ou temporaire d’un lieu. Il fournit au producteur un lieu « en ordre de marche », c’est à dire avec le personnel nécessaire à
l’accueil du public,
à la billetterie
à la sécurité.
Le diffuseur/organisateur doit s’assurer que le producteur a rempli ses obligations employeur. Il peut être lié au producteur par un contrat de cession ou de coréalisation.
Le promoteur local
Il achète le spectacle au producteur et le revend au diffuseur. Il n’est alors que dans une relation commerciale avec les entrepreneurs du spectacle.
Ou il organise le spectacle pour le compte du producteur et en assure la promotion. Il n’est pas employeur des artistes et techniciens (prérogative du producteur).
Le promoteur local est un diffuseur qui opère une prestation de service pour le producteur. Le promoteur local organise localement pour le compte du producteur. La relation est donc différente d’avec le diffuseur vu précédemment : il ne s’agit pas ici d’un cadre de cession ou de co-réalisation mais d’une prestation de service. Les charges liées à la location de la salle, la billetterie etc. sont prises en charge par le producteur.
La licence d’entrepreneur du spectacle
La licence est obligatoire pour tous les entrepreneurs dont l’activité est déclarée et réglementée, sans nombre seuil ou plafond.
Les organisateurs occasionnels, comme la plupart des chorales, peuvent exercer l’activité d’entrepreneur du spectacle sans être titulaire d’une licence dans la limite de 6 spectacles par année civile.
Il existe 3 catégories de licences :
Catégorie 1 : les exploitants de lieux de spectacles aménagés pour les représentations publiques. Il s’agit ici de ceux qui gèrent les lieux de spectacles.
Catégorie 2 : les producteurs de spectacles ou les entrepreneurs de tournées, qui ont la responsabilité d’un spectacle et notamment celle d’employeur à l’égard du plateau artistique.
Catégorie 3 : Les diffuseurs de spectacle (diffuseurs, promoteurs locaux, organisateurs ayant signé un contrat de cession avec un producteur de spectacles)
Les contrats possibles entre le producteur et l’organisateur
Plusieurs types de contrats permettent de formaliser les accords entre les différentes parties prenantes de l’organisation d’un spectacle entre la production et la diffusion du spectacle.
Contrat de cession des droits d’exploitation
C’est un contrat de diffusion. Il lie le producteur et le diffuseur pour l’exploitation d’un spectacle. Il affirme la responsabilité de chacun. Le diffuseur paye un forfait fixe au producteur pour l’organisation dans un lieu de spectacle. Le diffuseur garde la totalité des recettes.
Contrat de co-réalisation
C’est également un contrat de diffusion mais dont la teneur porte sur un arrangement financier sur les recettes. Le producteur et l’organisateur se partagent les recettes :
Soit en fixant un pourcentage sur les recettes
Soit en fixant un seuil à partir duquel la recette est partagée entre le producteur et l’organisateur.
Contrat de coproduction
C’est un contrat de production qui lie des personnes qui mettent en commun les moyens en vue de réaliser un spectacle.
Les coproducteurs peuvent participer en argent, en nature ou en industrie (mise à disposition de personnel). Ils négocient entre eux les contreparties de leur apport et précisent leurs responsabilités. Ils désigneront un producteur délégué qui aura la charge de la production opérationnelle du spectacle. Ce dernier rendra compte aux coproducteurs de l’utilisation des moyens qui lui sont confiés.
Foire aux Questions
Documents mis à disposition
Sources et liens utiles
AUDUBERT Philippe, Profession entrepreneur du spectacles, Ed. Irma/CNM, dernière édition : 2022
PUIG Cyril, Monter une production, Ed. La Scène, dernière édition : 2020
SCHWEICH Fanny, Gérer une association culturelle, ed. La Scène, dernière édition : 2018
